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MORT DE GABRIELE SANDRI, "ERREUR TRAGIQUE"
Qu'est s'est -il passé ce dimanche?
On en a entendu des versions sur l'affaire du "tifoso laziale morto all'Autogrill".
Gabriele Sandri, jeune laziale très connu dans la capitale -il était "DJ" dans de nombreuses discothèques- a été tué dimanche matin par un policier à un Autogrill près d'Arezzo alors qu'il se dirigeait vers Milan pour assister au match Inter-Lazio.
En effet suite à une altercation entre tifosi laziali et juventini les policiers débarquent.
Est ce que le policier a fait exprès de tirer? On ne sait pas, pour l'instant il y a plusieurs témoignages. Le policier jure avoir tiré un premier coup en l'air, et le deuxième par erreur alors qu'il courrait.
Cependant, la victime ne faisait pas partie du groupe qui se disputait avec les juventini. Il était dans sa voiture, la balle serait passée par la vitre arrière gauche. Les amis de Sandri affirment quant à eux que quand les agents sont arrivés, la petite querelle avec les juventini était déjà terminée. Selon eux le policier aurait tiré à 30 mètres de Gabriele.
"Ils étaient en voiture et ils étaient sur le point de sortir de l'air de service quand ils ont entendu un bruit. Ils ont pensé à un jet de pierres puis ils ont vu Gabriele en sang. Ne comprenant pas tout de suite la gravité de la situation ils ont démarré et se sont arrêtés au péage. Là, les policiers les ont arrêtés" a déclaré un tifoso laziale retenu à la caserne d'Arezzo.
LES ULTRAS DE LA ROMA & DE LA LAZIO SACCAGENT TOUT
Les supporters furieux de cette "bavure" ont réclamé le report des matchs, ils n'ont pas obtenu gain de cause sauf pour Inter-Lazio, Atalanta-Milan (les tifosi ont saccagé les vitres et envahi le terrain), et Roma-Cagliari. Même les tifosi Romains, d'habitude haineux envers leurs "cugini" laziali, se sont aliés à eux. Des centaines de Romains ont saccagé la caserne de la Via Guido Reni située dans le quartier de Flaminio (près du Stade). Un autre assaut a eu lieu au commisariat de police de "Porta del Popolo". Un autre encore contre les policiers barricadés à l'Olimpico et au siège du CONI. Un vrai chaos de l'Olimpico à Ponte Milvio et Tor di Quinto, tout un quartier otage de la violence. Vitres brisées, voitures et motos enflammées, jets de projectiles, fleurs piétinées...tout y passe. Au siège du CONI, les Ultras lancent des pétards et font de nombreux dégats: l'horloge faisant le décompte pour les jeux de Pékin 2008 a notamment été détruite.
Les tifosi bloquent ensuite le pont duca d'Aosta et isolent les alentours du stades, un photographe de l'Ansa est frappé et volé, un cameraman agressé.
Vers 22h une dizaine de camionnettes pleines de policiers et de gendarmes arrive et fait fuire les Ultras. Mais leur passage est, quant à lui, toujours présent. "Ils ont tout cassé - raconte un patron de restaurant terrorisé- ils étaient une cinquantaine tous habillés en noir, ils sont venus avec des massues et ils ont aussi assailli plusieurs boutiques."
APRES RACITI A CATANIA, SANDRI A AREZZO, QUI EST LE PROCHAIN?
Encore un épisode de violence en Italie... un an ne s'est pas encore écoulé depuis la mort du policier de Catane que les guérillas entre Ultras et policiers font encore parler en Italie. Et toujours les mêmes réponses du gouvernement, les mêmes promesses de lois inutiles. "C'est une erreur tragique" pas mieux de la part d'Amato, ministre de l'Intérieur. "Nous avons pensé arrêter le championnat mais nous avons ensuite décidé qu'il fallait jouer." a déclaré quant à lui Abete, président de la FIGC. Pour gagner plus d'argent a t-il oublié de préciser.
Maria Grasso, la veuve de Filippo Raciti (le policier mort à Catania) s'est aussi exprimée: "La mort de mon mari n'a servi à rien. Nous vivons dans un pays de moins en moins civilisé. Et je suis encore plus pessimiste pour le futur. Les stades devraient êtres fermés et les matchs seulement vus à la TV".
En ce qui me concerne je ne sais pas trop quoi penser. Entre les affaires de corruptions: arbitres vendus, paris sportifs illégaux, et de dopage; se glissent de plus en plus souvent des affaires de violence comme celle-ci. Alors que les Hooligans anglais se sont calmés au fil des années, les Ultras extrémistes italiens entreprennent des actions de plus en plus violentes à l'égard des policiers et des civils. De nombreux malentendus en sont la cause, certes, mais comme Maria Grasso, j'ai peur de ce que deviendra le foot italien dans quelques années.
M0яgaиa